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Texte Libre

Bonjour à vous, amis bloggeurs. Voici une porte ouverte sur Haïti, pays dans lequel nous avons vécu et travaillé pendant près de deux ans. Nous habitions à Pérodin, petit village au coeur de la chaîne des montagnes noires, appelée aussi chaîne des Cahos, dans le département de l'Artibonite.

En octobre 2005, nous atterrissions à Port-au-Prince. Nous avions été embauchés par l'association Inter Aide en tant que responsables d'un programme de scolarisation primaire dans une zone "rurale et isolée", selon les termes de l'annonce...

Un an plus tard, revenus dans les mornes haïtiennes et heureux propriétaire d'un appareil photo numérique, nous avions désormais la possibilité de vous faire découvrir en images notre cadre de vie.

C'est ainsi qu'est né le blog.

De nouveau sur le territoire français depuis le mois d'août 2007, nos chemins se sont séparés. Si bien que davantage qu'un blog, cet espace est désormais plus un aperçu d'une tranche de vie.
En espérant que sa visite vous plaise...
18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 17:01

ou pas grand chose mais ça fait peur !

Ce midi, avec une collègue, nous sommes allés manger à « Épi d'or » (pour résumer : grand snack qui serait un croisement entre un Mac Do et une boulangerie française).

En sortant, nous discutions tous les trois devant la porte quand nous avons entendu une détonation et vu des gens se précipiter vers l'entrée d'Épi d'Or. Nous avons fait de même, nous nous sommes rués à l'intérieur et avons cherché à nous abriter. Certains clients se sont d'ailleurs réfugiés sous les tables. Il s'agissait en effet de coups de feu, je crois bien qu'il y en a eu trois. Deux gendarmes des Nations Unies, présents dans le restaurant, ont dégainé leurs armes et sont allés voir ce qui se passait. Le calme était alors revenu, les gens ont commencé à se diriger vers la sortie. Pour plus de sécurité, nous sommes allés demander aux deux gendarmes si nous pouvions sortir sans risque. Ils nous ont répondu qu'il n'y avait pas de problème : c'était le gardien d'à côté (une banque je crois) qui avait tiré en l'air car un attroupement se formait autour de lui. Les gendarmes avaient touché le canon de son fusil qui était chaud, ce qui confirmait les faits selon eux.

Finalement, ce n'était donc pas grand chose mais cela a soulevé une petite panique parmi les personnes présentes, assez nombreuses, peut-être parce que toutes ont eu rapidement conscience que ça aurait pu être pire ?

Pour ma part, c'était la première fois en un an que je faisais de manière aussi proche l'expérience des coups de feu, phénomène assez logique finalement au vu du très grand nombre d'armes présentes dans la rue (sans compter les militaires internationaux et les policiers haïtiens, les vigiles aux portes des supermarchés, les gardiens des maisons, des établissements bancaires, etc. sont tous armés)...

Nelly

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