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Texte Libre

Bonjour à vous, amis bloggeurs. Voici une porte ouverte sur Haïti, pays dans lequel nous avons vécu et travaillé pendant près de deux ans. Nous habitions à Pérodin, petit village au coeur de la chaîne des montagnes noires, appelée aussi chaîne des Cahos, dans le département de l'Artibonite.

En octobre 2005, nous atterrissions à Port-au-Prince. Nous avions été embauchés par l'association Inter Aide en tant que responsables d'un programme de scolarisation primaire dans une zone "rurale et isolée", selon les termes de l'annonce...

Un an plus tard, revenus dans les mornes haïtiennes et heureux propriétaire d'un appareil photo numérique, nous avions désormais la possibilité de vous faire découvrir en images notre cadre de vie.

C'est ainsi qu'est né le blog.

De nouveau sur le territoire français depuis le mois d'août 2007, nos chemins se sont séparés. Si bien que davantage qu'un blog, cet espace est désormais plus un aperçu d'une tranche de vie.
En espérant que sa visite vous plaise...
25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 20:06

Dans certains mails que nous recevons de « lot bo » (littéralement l'autre bord = l'autre côté de l'Atlantique en l'occurrence), nous ressentons comme une certaine mélancolie, David pourrait dire comme « une sorte de pas de goût » -une langue à part entière le bilzicien ;-)- alors même que les températures chutent en Occident.

 

Je me souviens de m'être moquée, gentiment, des discussions et préoccupations sur le temps qu'il fait et ses effets sur le moral de chacun. Et pourtant, même Bénabar le dit : « La larme à l’œil à l'automne, parce qu’elles sont mortes les feuilles,... » Alors si Bénabar le dit... ! C'est vrai, il y a des choses pas toujours agréables en cette saison. Par exemple, je trouvais particulièrement déplaisant, la prise du métro alors qu'il fait froid dehors : on est super bien couvert avant d'y entrer, on ne se déshabille pas dans la rame, on a chaud puis froid en sortant. Vous me direz, le métro en période de grosses chaleurs, ce n'est pas terrible non plus ! Vive le vélo : on transpire mais on sait pourquoi ! Bref, je m'égare...

Le climat a-t-il réellement un effet sur vos moraux (un moral des moraux ? bizarre), à vous de me le dire ? Ici aussi, le temps change... À Hennebont, Maman fait du feu dans la cheminée pour chasser l'humidité. J'aimerai pouvoir faire de même ! La saison dites des pluies est officiellement terminée mais l'atmosphère demeure très... disons « mouillée ». Nous entrons à présent dans ce qu'on appelle, ici aussi, l'hiver. Les températures sont plus fraîches, les soirées et les nuits sont presque froides. Le jour décline dès 15 heures et il fait nuit noire à 17h30, dans un univers où il n'y a quasiment pas de moyen énergétique pour s'éclairer. En plus, ces jours-ci, on a du « mové tan » comme le nomment les Haïtiens : nuages, averses plus ou moins grosses, « lanèj » (brouillard),... Résultat, non seulement ça ne sèche pas mais en plus ça moisit très rapidement : les chaussures, le linge même rangé propre dans l'armoire, les tisanes dans leur emballage en papier, le plateau de jeu du Scrabble !

Mélancolique automne ? En tout cas, en ce moment, je ronge un peu mon frein. Il faut dire que l'on travaille pour un projet auquel on croit mais pour lequel il est très difficile de trouver des financements. Notre chef n'arrête pas de nous le dire, les bailleurs de fonds n'en veulent plus de ce programme vieux de 20 ans ! Et puis, en ce moment, rentrée scolaire et fin d'année civile oblige, nous avons tout un tas de documents à faire, de grilles de chiffres à remplir, de base de données à renseigner, tâches qui ne sont pas foncièrement inintéressantes mais bon ce n'est pas la panacée non plus et puis, pour quelle utilité ? Si personne ne veut plus y croire à ce projet ? En plus, on a personne avec qui aller boire un coup le soir !

Vous le savez tous, nous pourrions continuer à parler ou écrire des heures sur le temps qu'il fait et ses effets. Mais, tout compte fait, cette saison n’a, ici du moins, sans doute pas plus d’inconvénient qu’une autre. Dans les Cahos, l'absence de précipitations est bien plus préjudiciable... Tout bien considéré, en ce qui me concerne, tout cela n'a donc sans doute pas grand chose à voir avec le temps qu'il fait...

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