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Texte Libre

Bonjour à vous, amis bloggeurs. Voici une porte ouverte sur Haïti, pays dans lequel nous avons vécu et travaillé pendant près de deux ans. Nous habitions à Pérodin, petit village au coeur de la chaîne des montagnes noires, appelée aussi chaîne des Cahos, dans le département de l'Artibonite.

En octobre 2005, nous atterrissions à Port-au-Prince. Nous avions été embauchés par l'association Inter Aide en tant que responsables d'un programme de scolarisation primaire dans une zone "rurale et isolée", selon les termes de l'annonce...

Un an plus tard, revenus dans les mornes haïtiennes et heureux propriétaire d'un appareil photo numérique, nous avions désormais la possibilité de vous faire découvrir en images notre cadre de vie.

C'est ainsi qu'est né le blog.

De nouveau sur le territoire français depuis le mois d'août 2007, nos chemins se sont séparés. Si bien que davantage qu'un blog, cet espace est désormais plus un aperçu d'une tranche de vie.
En espérant que sa visite vous plaise...
1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 22:43

 

La gaguère est le sport national dans les Cahos. Elle se pratique pendant la saison sèche, c'est à dire de décembre à mars. Vous l'aurez compris, je parle du combat de coqs. C'est un "jeu" où les paysans misent de l'argent, parfois des grosses sommes. Cette année, la saison de gaguère aura duré peu de temps, faute de kob (argent).

Ce jeu se déroule sur une terrain d'environ 5 m² et attire beaucoup de monde (des hommes essentiellement), comme vous pouvez le voir ci-dessous

Le coq devient alors l'animal chéri du paysan, celui qui est suceptible de lui rapporter yon piti kob.

Certains volatiles sont superbes, mais d'autres, qui ont déjà vécu quelques combats, sont en piteux état. D'ailleurs, lorsque les coqs perdent, ils survivent rarement à plus de deux ou trois gaguères.

 

 

 

 

 

 

 

 

 






Voici venu le moment de l'évaluation des gladiateurs. Les coqs sont tenus par un petit cordon fixé à la patte et placés face à un adversaire potentiel. Selon leurs réactions, leur hargne, leur forme physique, les propriétaires et parieurs évaluent si les coqs pourront ou non s'affronter.

 Avant le combat, les ergots des coqs sont taillés à la lame de rasoir. Ainsi, ils blesseront plus facilement leur adversaire et les rendront plus agressifs. Des plumes sont également prélevées, affutées et distribuées aux personnes situées autour de l'arène. Elles serviront à piquer les coqs pour les exciter s'ils deviennent trop pacifiques.

 

 Les gladiateurs se font face et doivent maintenant s'affronter ... 

Quand on voit ça, on comprend mieux l'expression "voler dans les plumes"... 

  Les plumes se dressent, les coqs volent, les assauts sont sauvages et le sang coule ...

 Le combat devient une sorte de ballet macabre qui s'achèvera lorsque l'un des adversaires sera mort, ou à terre, ou bien lorsque les hommes auront décidé que l'un des coqs a largement le dessus et feront cesser le combat. Le propriétaire du perdant n'aura ainsi pas tout perdu dans sa journée...

 

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