Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Carte

Texte Libre

Bonjour à vous, amis bloggeurs. Voici une porte ouverte sur Haïti, pays dans lequel nous avons vécu et travaillé pendant près de deux ans. Nous habitions à Pérodin, petit village au coeur de la chaîne des montagnes noires, appelée aussi chaîne des Cahos, dans le département de l'Artibonite.

En octobre 2005, nous atterrissions à Port-au-Prince. Nous avions été embauchés par l'association Inter Aide en tant que responsables d'un programme de scolarisation primaire dans une zone "rurale et isolée", selon les termes de l'annonce...

Un an plus tard, revenus dans les mornes haïtiennes et heureux propriétaire d'un appareil photo numérique, nous avions désormais la possibilité de vous faire découvrir en images notre cadre de vie.

C'est ainsi qu'est né le blog.

De nouveau sur le territoire français depuis le mois d'août 2007, nos chemins se sont séparés. Si bien que davantage qu'un blog, cet espace est désormais plus un aperçu d'une tranche de vie.
En espérant que sa visite vous plaise...
26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 17:02

La baie de Labadie, ainsi que le village du même nom, est située au nord d'Haïti, à une quinzaine de kilomètres de Cap-Haïtien. C'est un endroit paradisaque aux eaux d'un bleu profond. Le village, essentiellement peuplé de pêcheurs, est accessible seulement par bateau.

 

 

 

Dans une petite crique, en face du village, se trouve un petit hôtel peu fréquenté. On peut y passer la journée, manger du poisson grillé ou de la langouste et se prélasser sur la plage. Si l'on désire aller visiter le village, il suffit de héler un bateau taxi.

La particularité de Labadie : les paquebots qui viennent 2 à 3 fois par semaine pour déverser un flot de touristes (2000 à 2500 par bateau), non pas dans le village, mais sur une presqu'île située en face du village.

La presqu'île, comme on peut le voir plus bas, est assez grande. Elle doit faire un kilomètre de long environ. Un petit train emmène les touristes d'un bout à l'autre, pour qu'ils puissent écumer les petites boutiques, se faire tresser les cheveux, profiter des jeux d'eau, etc. Mais, ils n'ont surtout pas le droit de franchir le périmètre de sécurité et sont tout le temps "encadrés" lors de leurs sorties en embarcation (kayack, jet-ski,...). Il paraît que la compagnie maritime leur dit qu'ils sont en République Dominicaine afin de ne pas effrayer les clients.

Cela présente quelques avantages pour le village de Labadie puisqu'il bénéficie des aspects positifs du tourisme (entrée importante d'argent, emploi,...) et souffre peu des inconvénients (tourisme de masse, sexuel, dégradations,...). Ainsi, il y a, dans le village, une belle école, financée par un riche canadien, un captage qui protège l'arrivée de la source, un terrain de sport.

Mais le pays d'Haïti, qui a concédé la presqu'île à la compagnie américaine pour une durée de 99 ans, ne bénéficie pas beaucoup des retombées positives. Si nos informations sont exactes, l'accord passé stipule que pour chaque touriste posant un pied sur le sol haïtien, la compagnie doit verser 10$ US à l'Etat haïtien. Un simple calcul montre que l'Etat devrait toucher environ 10x5000x52, Soit 2,5 millions de dollars US par an au moins... Qu'en est-il de cet argent ? Est-il versé ? Va t'il dans les poches de quelques personnes bien placées ? Personne ne le sait. En tout cas, les paquebots, à chaque passage, ne se gênent pas pour envoyer à terre des montagnes de plateaux repas vides, laissant quelques miettes de nourritures aux Haïtiens, mais surtout une quantité impressionnante de déchets non recyclables. Quand on voit l'état de l'environnement en Haïti et le peu qui est fait dans ce secteur,  je ne pense pas qu'il faille compter sur ce type de tourisme pour améliorer la situation du pays...

Repost 0
8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 17:24
Chaque matin, les enfants se regroupent pour le lever du drapeau et le chant de l'hymne national. C'est à chaque fois un pur moment de bonheur ! L'air est magnifique, même si les paroles sont un peu dures. Ca restera un moment inoubliable...

L'hymne national Haïtien...
Vidéo envoyée par davidbilzic
Repost 0
8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 01:23
Et voici l'histoire résumée et les paroles de l'hymne national haïtien, chanté, dans la video ci-dessus, par les élèves et les maîtres de l'école Bien Placé, avant de rentrer en classe :

La Dessalinienne devint l'hymne national d'Haiti à la suite d'un concours organisé par le gouvernement haïtien à la veille du centenaire de l'indépendance d"Haïti. Le jury la préféra à "L'Artibonitienne" du diplomate capois Louis Edouard Pouget.

"La Dessalinienne fut inaugurée en octobre 1803 à l'occasion d'une fête organisée par l'Association du Petit Théâtre pour commémorer l'entrée triomphale de la vaillante Armée Indigène à Port-au-Prince. Elle fut chantée publiquement...[et] avec chaleur... L'auditoire emflammé jusqu'au délire, bissa, trissa le Chant National...'

'Au cours de la semaine, paroles et musique furent distribuées à profusion tant à la capitale que dans les moindres recoins de la République." Dumervé, Constantin. Chants Poétiques. Port-au-Prince : Compagnie Lithographique, 1952, pp. 15-16.

Constitutionnalité :     L'Hymne National est: La Dessalinienne. [Constitutions 1987; I, 4.1] 
Paroles :   Justin Lhérisson 
Musique :   Nicolas Geffrard

Pour le Pays, pour les Ancêtres
Marchons unis, marchons unis
Dans nos rangs point de traîtres
Du sol soyons seuls maîtres
Marchons unis, marchons unis
Pour le Pays, pour les Ancêtres
Marchons, marchons, marchons unis
Pour le Pays, pour les Ancêtres 

II

Pour les Aïeux, pour la Patrie
Béchons joyeux, béchons joyeux
Quand le champ fructifie
L'âme se fortifie
Béchons joyeux, béchons joyeux
Pour les Aïeux, pour la Patrie
Béchons, béchons, béchons joyeux
Pour les Aïeux, pour la Patrie 

III

Pour le Pays et pour nos Pères
Formons des Fils, formons des Fils
Libres, forts et prospères
Toujours nous serons frères
Formons des Fils, formons des Fils
Pour le Pays et pour nos Pères
Formons, formons, formons des Fils
Pour le Pays et pour nos Pères

IV 

Pour les Aïeux, pour la Patrie
O Dieu des Preux, O Dieu des Preux
Sous ta garde infinie
Prends nos droits, notre vie
O Dieu des Preux, O Dieu des Preux
Pour les Aïeux, pour la Patrie
O Dieu, O Dieu, O Dieu des Preux
Pour les Aïeux, pour la Patrie

V

Pour le Drapeau, pour la Patrie
Mourir est beau, mourir est beau
Notre passé nous crie:
Ayez l'âme aguerrie
Mourir est beau, mourir est beau
Pour le Drapeau, pour la Patrie
Mourir, mourir, mourir est beau
Pour le Drapeau, pour la Patrie

Repost 0
5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 15:00




Repost 0
1 avril 2007 7 01 /04 /avril /2007 20:00
Des points de vue,







Des façons d'être, de vivre, de faire,


Une bière et... UN Carnaval !
(Photos prises à La Vega)

La photo a été prise par David. Est-ce bien utile de le préciser ?




Des êtres à plûmes, à poils, à écailles,













Un crocodile...
----------------






























































Des rues, des maisons, des monuments,
Ces fenêtres, à l'intérieur du Panthéon, à Saint Domingue, ne représentent pas que des croix classiques mais aussi des croix gammées (si vous regardez les pleins plutôt que les vides), cadeau d'Hitler au dictateur dominicain...
 

 

En bref, d'EXCELLENTS moments !






Il faut parfois mettre la main à la pioche
pour déblayer une route !
Heureusement qu'une pioche trainait par là d'ailleurs...

 
Pose  caractéristique des vacances  :
le tout nouvel appareil photo en main !
Réflexion faite, la pose ci-contre,
verre de Présidente devant soi,
était assez caractéristique aussi !

Repost 0
11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 00:41

La Boca

« Toute l'histoire picturale du quartier débute avec un peintre pas comme les autres, Quinquela Martin (1890-1977). C'est l'histoire un bébé abandonné qu'une famille pauvre de La Boca prit sous sa protection. L'enfant grandit et devint un peintre fameux dans les années 1920 et 1930. Il décide alors de faire construire une école dans ce quartier insalubre. Quinquela Martin demande à tous les habitants de La Boca de venir peindre les murs de l'école pour que ce soit plus gai.

Chacun vient avec un fond de pot de peinture, et évidemment personne n'a la même couleur. Qu'à cela ne tienne, on fera un mur de chaque couleur. Rapidement, les habitants trouvèrent le résultat rigolo et se mirent à badigeonner leurs maisons de bois et de tôle de la même manière, notamment la fameuse rue Caminito. Ainsi naquit dans les années 1930 le style de La Boca, plein de gaieté naïve, pied de nez à la pauvreté du quartier. »

Guide du Routard, page 126.



On nous a également raconté d'autres légendes sur ce quartier -que nous avons visité le jour de Noël- et les origines de sa « multicoloritude ». Peut-être en connaissez-vous certaines ?



A l'entrée du quartier, un ange veille...
 


 








































La Boca, c'est aussi, un peu, le quartier qui vit naître le tango...















Peut-être encore plus qu'ailleurs en Argentine, Maradona est à l'honneur !








 
Repost 0
28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 15:02
La vallée de Tafi Del Valle (prononcez Tafi Del Vaché) est un petit paradis de verdure situé à 3000 mètres d'altitude. Tafi est la ville équestre par excellence. On peut même y voir des panneaux de signalisation interdisant de circuler à cheval en ville.


Les contrastes de l'Argentine ...





























Nous en avons bien sûr profité pour faire une ballade à cheval.
Anne-Laure nous a initié à sa passion.










































Superbe paysage mis en valeur par ce "coussin de belle-mère"
(Non, je ne dis pas ça pour Jeannine !)


La ville de Cafayate est au pied de la cordillère des Andes, à 1660 mètres d'altitude. Réputée pour ses vins, cette petite ville paisible offre à la fois les plaisirs de la découverte des bodegas (caves), mais aussi des quebradas, dont vous avez découvert les photos dans un précédent article.



















































Si quelqu'un avait l'amabilité de nous traduire ce dicton de Pasteur... Merci !

Repost 0
27 janvier 2007 6 27 /01 /janvier /2007 17:04
Ruines de Quilmès, région de Salta, nord-ouest de l'Argentine

"Dans cet amphithéâtre naturel, les Indiens Quilmès bâtirent leur ville en étages, partant de la vallée et montant dans la colline, bien avant que les parents de Christophe Colomb ne songent à avoir un enfant, aux alentours de l'an mil.


Attirés par cette vallée fertile (pour la région), ils y cultivèrent le maïs et y élevèrent des lamas pour la laine, la viande, le lait et le trait. Quand, lors de la conquête, les Espagnols voulurent les chasser de leurs terres, les Quilmès se battirent comme des damnés et résistèrent 130 ans. Vaincus, ils furent déportés à plus de 1 000 kilomètres de leur vallée, pour bâtir la ville de Buenos Aires. (...)




























Les fondations des maisons ont été remontées, et on peut comprendre la structure labyrinthique de la cité. Certains puristes affirment d'ailleurs que cette "réhabilitation" a été effectuée un peu trop rapidement, sans permettre aux archéologues d'exploiter pleinement les ruines. (...)"
Guide du Routard, 2006-2007, p. 214.


Nous, nous n'avons pas compris à quoi pouvaient servir ces trous dans la pierre... Une idée ?





Les lamas ont survécu aux Indiens...


  


  








  

Serait-ce une marmotte locale ?



























_______________________________________________________




 
Quelques jours auparavant, nous étions dans la région centrale de Cordoba et vistions un autre site du côté de Capilla del Monte. La légende raconte que des Indiens ont vécu dans ces grottes...



















Et nous voilà arrivés en Ecosse ?
Non non, il s'agit bien d'un paysage d'Argentin, au début de l'été !



Repost 0
26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 16:15
La quebrada de Las Conchas, proche de Cafayate (prononcez Cafachaté), est un peu le Grand Canyon en version réduite. Des couleurs et des contrastes impressionnants, très peu de végétation, une chaleur de plomb, des lamas et des condors.







Ci dessous, "El sapo", le crapaud ...








Repost 0
25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 17:19

Amphithéâtre de Cafayate
Vidéo envoyée par davidbilzic

Région de Salta, dans la quebrada de las Conchas, au lieu dit "Anfiteatro".

Je cite le guide, imaginez :
"La quebrada de las Conchas commence brusquement 50 km plus loin, après Alemania. La vallée devient plus étroite. La terre rougit. La végétation se fait semi-aride et seuls quelques cactus parviennent à survivre. On entre dans l'un des sites les plus spectaculaires du Nord-Ouest argentin, digne des fameux parcs de l'ouest des Etat-Unis ! L'eau et les vents ont façonné petit à petit des formes souvent surréalistes dans les montagnes aux couleurs rouge, marron, vert, gris. Ainsi, on croisera la Garganta del Diablo et l'Anfiteatro (...)."

Ce jour-là, un artiste profitait de la configuration si particulière des lieux. C'est lui que vous entendez sur la vidéo et que vous voyez sur la photo ci-dessous.
Fidèle à son habitude, David a les yeux rivés au sol, au cas où il trouverait un fossile, une pierre précieuse -au moins à ses yeux- ou tout autre trésor !
Petit clin d'oeil à Anne-Laure en passant !


Repost 0